Service de confession publique

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Nous mangions distraitement nos tartines respectives quand nos cerveaux ont été violemment frappés. Comme souvent, nous n’écoutions pas religieusement la Première où passait l’édition du journal de 13 heures. Quelque chose à un moment donné a dû capter notre attention et quand le sujet a été dés-annoncé, on s’est regardé et l’un d’entre nous a dit : « m’enfin ». Il voulait signifier : « qu’est-ce que c’est que ce truc immonde qu’ils viennent de passer sur antenne ». Bref, ça méritait de s’y arrêter un peu, histoire de voir comment ça fonctionne, une machine pareille.

Préambule : je vais commencer par faire ce que pas mal de journalistes devraient faire plus souvent au lieu de se cacher derrière ce bidule qu’ils appellent neutralité et dont la consistance théorique est des plus douteuses. Je vais expliquer, avant de commencer, avec quelle hypothèse de travail je pense la question qui va nous concerner, en l’occurrence, celle du chômage. Il me semble (et je suis loin d’être tout seul à penser dans ce cadre) que toute cette histoire de plan d’accompagnement fonctionne comme une réponse hyper-répressive et très conservatrice quand il s’agirait plutôt d’être innovants -parce que la tendance de l’emploi à disparaître n’a rien de conjoncturel et que réduire à l’infini les cotisations sociales, si on y regarde de plus près, ça ne fait qu’aggraver le problème. Hélas, tous les ministres de l’emploi fédéraux (des socialistes) qui se sont succédés ces dernières années refusent d’envisager les mutations qui s’imposeraient pour préférer rendre, finalement, les chômeurs responsables de la situation. Il suffirait qu’ils s’activent pour trouver un job – et donc, le créer. Évidemment, avec une équation de base aussi tordue, impossible d’obtenir des résultats probants. À moins que ce qu’on ne cherche ce ne soit de mettre encore plus de pression sur le marché de l’emploi…

Voilà donc l’outillage que j’ai en tête quand je me retrouve à écouter ceci :

 

13h 8mars V.Fievet Chômage by Gregpascon on Mixcloud

Il y a d’abord l’intro de Marie-Laure Steisel, très intéressante. Elle nous signale qu’on va rester dans le chapitre socio-économique du journal pour parler du contrôle des chômeurs – on vient à peine de quitter les ouvriers d’Arcelor-Mittal qui bloquent les postes frontières d’Eynatten et de Visé. Il y aurait pas mal de liens à esquisser entre les deux situations : les métallos virés d’aujourd’hui se retrouveront, après-demain, devant un facilitateur de l’Onem ; puis, on pourrait aussi s’interroger sur l’adéquation d’une politique d’activation du comportements des demandeurs d’emplois aussi répressive en période d’épidémie de licenciements. Mais, ici, rien de tel. Impossible de savoir pourquoi – toujours est-il que les deux situations ne semblent avoir aucun rapport si ce n’est qu’elles sont insérées dans la même catégorie.

Donc, une transition minimaliste et la présentatrice de ce journal du 8 mars va rappeler ce qui est donné à entendre comme « les règles du jeu » en matière d’accompagnement des chômeurs. Comme ça, très à plat. Que ces règles fassent l’objet de pas mal de contestations de la part des syndicats ou de collectifs de chômeurs, ça importe peu.  De nouveau, impossible de savoir pourquoi on n’a pas un mot sur la dissension à ce sujet – toujours est-il qu’à ce moment-là, elle n’a pas droit de cité.

Or, on pourrait vraiment penser qu’il y a quelque chose de fameusement pernicieux à présenter une question aussi politisée sous son angle simplement réglementaire. On pourrait même se demander si la démultiplication de propos médiatiques fonctionnant sur ce type de régime discursif, complètement déchargé de tout antagonisme, ne participe pas à la neutralisation du débat. Et qu’une question comme le chômage, à force d’être introduite de la sorte, finit par se réduire à une simple question morale (faire retourner une partie de la population dans la norme comportementale par rapport à laquelle elle avait fait un écart) ou un problème de gestion comptable (ça coûte trop cher, on ne peut plus payer). Et surtout, faudrait commencer sérieusement à se demander si on ne confond pas être neutre et neutraliser.

Voilà, maintenant, nous sommes supposés être suffisamment informés, pour accompagner Véronique Fievet devant l’Office national de l’Emploi bruxellois. Et là, on rencontre Sophie qui apparaît d’emblée comme très inquiète. Logique, cette jeune maman vient d’être sanctionnée. Le facilitateur qui a examiné son comportement a rendu un avis négatif. Et là, suite à une question (qui aurait pu être tout autre), la chômeuse va avouer au public de la RTBF sa culpabilité : « je suis en colère mais contre moi-même parce que je n’ai pas fourni assez de preuves d’activation ». Elle n’en veut pas aux contrôleurs de l’Onem, ils appliquent les lois, mais ce serait mieux s’ils l’expliquaient plus précisément aux chômeurs. Et Sophie de conclure en disant que la seule échappatoire possible à tout cet enfer, ce serait de trouver un emploi.

La Logique de l'Abstraction

La Logique de l’Abstraction

Voilà, c’est tout pour le témoignage sous forme d’aveu de la jeune-mère-de-famille-pour-la-journée-de-la-femme (on est le 8 mars). Rien à ajouter. Pas la peine de contextualiser économiquement le propos : le fait que Sophie soit forcée de participer à une grande compet’ qui ressemble à un jeu de chaise musicale où il y a quelque chose comme 20 concurrent-es pour 1 siège, c’est pas très important. On peut faire sans et on comprendra tout aussi bien. Et c’est vrai, on comprendra, et on va même mieux comprendre que si on avait complexifié la situation. Le problème c’est : qu’est-ce qu’on va piger, qu’est-ce qu’on est amené à croire.

En nous livrant ainsi le témoignage de Sophie, abstrait de tout contexte socio-économique, on a vraiment l’impression qu’on légitimise pleinement la vision psychologisante que le ministère de l’emploi a du problème du chômage – et que son actuel locataire résume parfaitement en affirmant qu’il faut parfois prendre les chômeurs par le collier. Une des principales critiques des opposants au plan d’accompagnement des chômeurs (ceux-là même sur qui on a fait l’impasse en début de reportage) porte, précisément, sur cette stratégie de psychologisation d’une question pourtant résolument politique. « Plus d’un million de chômeurs et on voudrait te faire croire que tout ça, c’est de ta faute à toi », écrit le collectif Chôming Out.

Ce qui semble vraiment dérangeant, c’est que tout le sujet fonctionne comme un spot radio vantant les mérites et la pertinence des politiques gouvernementales d’activation des chômeurs. Or, un truc pareil n’aurait rien à faire dans un journal du service public. Et ce qui est troublant, c’est que plus les journalistes ne pensent pas la situation en terme politique, plus ce qui est produit ressemble à s’y méprendre au point de vue du pouvoir en place. Mais ça, il nous faudra sans doute continuer à supposer que c’est tout simplement le fruit du hasard.

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Greg Pascon

Bricolage et désordre conceptuel, toujours en version bêta, amateur d'ouvertures dans le dos de la défense.

Il y a 7 commentaires

  1. Pierre

    La critique de la non contextualisation est fondée mais c’est nier totalement les schémas de la consommation d’information. Pour simplifier: si la chaîne veut conserver des auditeurs, elle ne peut se permettre des reportages de 5-10 minutes (longueur qu’impliquerait la contextualisation que vous exigez)
    Si la critique des médias est tojours intéressante, la conclusion du post est tout à fait regrettable et réduit à néant toute l’argumentation (à mes yeux). La phrase suivante « plus ce qui est produit ressemble à s’y méprendre au point de vue du pouvoir en place. Mais ça, il nous faudra sans doute continuer à supposer que c’est tout simplement le fruit du hasard.  » est un commentaire nauséabond, de la plus grand pauvreté intelectuelle. Aucune preuve n’est apportée, la suspicion est jetée selon le schéma mainte fois usité selon lequel il y aurait un ensemble politique-médias-juifs-bobos-francs-macons (biffer la mention inutile) de connivence et un bon « peuple; concepts aussi vagues que dangereux

  2. Greg Pascon

    Je pense que le problème de la contextualisation est fondamental. Et c’est lui qui explose littéralement dans ce reportage. J’entends bien le problème du format mais alors, il faudrait veiller à mieux conditionner le propos et à toujours rendre possible la contestation d’un dispositif politique. Et il conviendrait de le faire à même le discours – pas le lendemain ou dans une autre édition. Ici, tout était exagérément péremptoire, indiscutable. Il aurait suffit d’ajouter, par exemple, les chiffres des emplois disponibles et le nombre de demandeur (une phrase) ou le fait que nombreuse force politique conteste l’intérêt du contrôle (une phrase) pour casser la psychologisation excessive (qui me semble caractériser ce reportage).
    Et j’en arrive à la phrase controversée. Je reconnais qu’elle peut s’envisager comme un tackle appuyé mais je récuse le procès d’intention qui m’est fait comme je me garde d’ailleurs (à plusieurs reprise dans le texte) d’en faire aux deux journalistes et à l’éditeur de cette édition du 13h. Ce que je veux dire c’est n’est pas qu’il y aurait un grand complot, je dis qu’il y a identité entre les régimes discursifs de Monica De Conick (pour faire court) et celui des journalistes. Partant, il n’y a aucun hasard, absolument aucun, quand ils entrent en résonance pour produire des effets similaires (et je trouve que les journalistes devraient se rendre compte du risque et s’en prémunir, ce qui ici semble ne pas avoir été fait). De part et d’autre, il me semble qu’on aborde la question en dé-contextualisant (sans aucun doute pour des motifs divers, la ministre n’a pas de problème de format, par exemple) et en psychologisant un question absolument politique. Voilà comment il me semble qu’on se retrouve, forcément avec des discours qui se ressemblent, en définitive. Et que çà n’a rien d’un hasard : on peut recommencer 100 fois à construire un discours dé-contextualisé et psychologiser, on obtiendra des résultats comparables. J’estime qu’il faut sortir de là – où au moins dire que d’autres conditions d’énonciation sont possibles, voir encore mieux, produire des reportages dans d’autres cadres conceptuels (or c’est trop rarement le cas – d’après moi).
    Bref, ce n’est pas une question d’intention, c’est une affaire d’effet produit.

  3. José Blanco

    « est un commentaire nauséabond, de la plus grand pauvreté intelectuelle »

    Si je peux me permettre, il est plutôt le signe d’une certaine lucidité intellectuelle et d’un sens critique normal. Par ailleurs, pouvez-vous apporter une preuve de ce que vous avancez? (puisque vous demandez une preuve un peu plus loin pour l’affirmation inverse, vous devez bien en avoir aussi de votre côté)

    « Aucune preuve n’est apportée, la suspicion est jetée selon le schéma mainte fois usité selon lequel il y aurait un ensemble politique-médias-juifs-bobos-francs-macons (biffer la mention inutile) de connivence et un bon « peuple; concepts aussi vagues que dangereux »

    Si vous voulez des preuves, vous savez très bien qu’elles ont déjà été apportées par ailleurs (les reportages de Pierre Carles par exemple me semblent être des preuves ou du moins des démonstrations éclatantes). Et enfin, personnellement, je me demande même pourquoi il faudrait prouver une chose qui semble aussi évidente pour tous (depuis au moins l’époque de Balzac). Y compris parmi les journalistes, qui savent en général quelles sont les lignes à ne pas franchir (sinon, on le leur rappelle, voir par exemple le récent cas Deborsu). Mais même à l’intérieur de ces limites plus ou moins explicites, qui après tout existent partout, il y en a qui sont plus ou moins coopératifs avec le pouvoir. Et souvent, cela n’a rien à voir avec une décision idéologique consciente. Lorsqu’ils sont vraiment coopératifs, permettez que l’on pousse un petit coup de gueule sur cet espace public, et libre pour encore quelque temps, qu’est internet. Les lèche-bottes, c’est rarement sympathique.

  4. joe

    Dire que le contextualisation demanderait 5 à 10 minutes d’antenne supplémentaire ne tient pas la route. Dans un reportage, il est toujours question d’un postulat de base, qui tient de fil rouge et conditionne la production. Que le reportage fasse 3 minutes ou une heure. Dans ce pays (et dans bien d’autres j’imagine), « tout le monde » s’accorde à dire que l’austérité est à bien des égard injuste et touche en premier lieu « les plus faibles » alors que les grands actionnaires et le grand patronat se la coule douce, etc. J’ai même lu dans des journaux comme la DH (qui n’est pas réputé être gauchiste) des réflexions bienveillantes sur les métallos en manif à Namur alors que ces derniers balançaient des boulons sur les forces de l’ordre. Essayons simplement d’imaginer comment serait traitée l’info s’il s’agissait d’une manif de chômeurs. Et c’est ça que je ne m’explique pas. La crise touche « les plus faibles », entendez les « travailleurs les plus faibles », mais une fois que ces travailleurs deviennent chômeur, ce ne sont plus que des profiteurs du système, qu’on a bien raison d’activer… et si ils se font exclure des alloc’s, ils n’ont qu’à être en colère contre eux-même. Si ce n’est pas orienté comme reportage, c’est que je n’ai vraiment rien compris à la politique, où à l’économie, ou au deux (biffer les mentions inutiles)

  5. Tcherry

    En réalité, avec un tel reportage, tout se passe comme si l’horreur de l’exclusion qui n’est pas tout à fait nié, reposait sur deux difficultés à résoudre. L’une relève de « l’égalité des chances » chère aux pensées libérales. Les plus exclus, et c’est vrai, sont ceux qui n’ont pas accès à la bonne info ou ne peuvent la comprendre faute de bagage culturel, car l’info leur est bel et bien donnée. Si vous consultez les services publics, l’Onem, par exemple, il vous expliquerait que le Forem convoque les futurs « contrôlés » quelques semaines avant leur « examen ». Le Forem leur explique en long et en large, voire suit, accompagne, ceux qui ont du mal à comprendre ou à répondre aux exigences attendues (vous devez faire un dossier avec ceci ou cela, bien clairement établis, classés, faciles d’accès pour le facilitateur, et si ça a en jette même, c’est encore mieux, etc). Il s’agit d’administrativer, de rationaliser, de réifier chaque personne en un « dossier » dont sera soignée la présentation, pour désamorcer le côté disciplinarisation, assujetissement, des corps et des pensées par une société de contrôle qui nous soumet à l’humiliation en nous en faisant accepter l’insupportable. L’insupportable c’est de réduire près d’1 million de personnes à des activités répétitives, si possible quotidiennes et vides de sens, le « postulage », qui sert juste à vous rappeler dès le matin (et à vous y assujettir) votre condition de chômeur/sous-homme, que vous pourriez être tenté de dépasser par vous-mêmes en faisant de ce temps libéré de la convention capitaliste aliénante du travail un temps du SENS reconquis ou enfin conquis ! Même le syndicat, si vous êtes syndiqués, peut vous accompagner sur l’échafaud, en vous tenant la main (et c’est vivement à conseiller, je le confirme; dans ce cas, vous avez statistiquement plus de chance d’échapper à la corde), le syndicat joue le jeu en vous préparant…à l’exercice de la preuve de votre auto-soumission active au vide que doit représenter l’existence sans emploi. Le syndicat ne mobilise pas devant l’Onem, il ne propose pas de bloquer les « contrôles », il n’appelle pas les facilitateurs syndiqués à « laisser passer » sans contrôler ou à faire grève du contrôle, il vous prépare à l’insupportable et vous y accompagne si vous le désirez. Egalité des chances, donc… face à une structure souverainement sanctionnante, l’Onem, qui rappelons-le, est co-gérée PARITAIREMENT par les syndicats eux-mêmes !!! ?
    Deuxième problème, ceux qui vraiment, info reçue n’y arrive pas , les MMPP pour qui un régime spécial est à l’étude, ceux dont l’insertion relève de problèmes médicaux, mentaux, psychiques ou psychiatriques ! Les « très éloignés de l’emploi », donc les « très longues durées » vraiment involontaires ou volontaires mais forcément fous car il faut être fou pour tout faire pour échapper à l’emploi contraint et y atteindre après tant d’années ! En tout état de cause, il faut comme le dit l’article ci-dessus, une fois l’égalité des chances garantie, renvoyer soit à la mauvaise morale (justement punissable) soit à un inconscient défaillant, un surmoi affaibli, voire un système neuroronal pété, les comportements déviants que constituent ceux qui créent des lignes de fuite, d’évasion, de désertion parce qu’ils cherchent à in-soumettre leurs existences à un marché de l’emploi qui voudrait les résoudre à des petites machines concurrentielles et employables à merci. Ces comportements sont politiques ! La création de catégories telles que les MMPP constituent une psychiatrisation/médicalisation de ces comportements qui n’est pas sans rappeler les logiques de ce que certains dénonçaient jadis au delà d’un certain mur.
    Bien sûr le contexte économique, avec son million de sans emploi, totalement ou partiellement, et ses actuels cortèges de licenciements dans des entreprises qui, sans vergogne, distribuent des dividendes par milliards et éludent dans des mesures identiques l’impôt sur le bénéfice des sociétés, appellent à un peu de compassion… passagère. Une Trêve dans la chasse serait bienvenue, – ça fait penser à la trêve des chasseurs, qui cyniquement attendent que les petits naissent et grandissent avant de les abattre, mais si c’est pour les flinguer de toute façon, empêche-les de naître, ce sera moins barbare… Ah mais non, vous n’y pensez pas, et l’égalité des chances, laissons à chacun la possibilité d’être dans ceux qui en réchapperont ou non! -. En attendant qu’on sorte de la crise, stop chasse aux chômeurs donc. Et si l’emploi repart, ce que les syndicats appellent de tout leur vœu, on s’y remet alors. L’ignoble redémarre, cette fois légitime ! ?
    Ce n’est pas le manque d’emploi, le problème. C’est même lui la solution quand c’est lui l’aliénation, quand c’est lui qui produit gadgets inutiles, vies perdues (burn out, addictions, stress, cancers, maladies artéro-squelettiques, voire suicides…) et pollution (par l’obsolescence par exemple), quand c’est lui qui enrichit à n’en plus finir ceux qui, grâce à cela, renforcent chaque jour leur position de maîtres ! Nos maîtres !
    On ne libère pas de l’esclavage ceux qui y sont soumis en forçant ceux qui s’en sont enfuis, et se terrent et ont parfois peur mais se solidarisent dans les forêts où ils se cachent, à retourner chez leurs maîtres sous prétexte que c’est ça qui créera le rapport de force susceptible de libérer tout le monde un jour ! Non, on encourage, on arme, on structure, on alimente les fuyards pour qu’ils aident à libérer les toujours asservis, à les libérer un après l’autre, jour après jour !

  6. natalinea

    Greg, heureusement que t’es là pour démonter pièce par pièce ce discours pourri que nous sert la rtbf comme sacro-sainte vérité approuvée par le gouvernement belge et… le Vatican? thanx man

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