Les potagers Louis Ernotte à Boendael

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Ils n’ont jamais vraiment disparu de nos villes. Ils ont aidé les classes laborieuses urbaines à préserver et transmettre les savoir-faire hérités de la ruralité. Pendant les guerres, ils ont un tant soit peu amélioré le quotidien des citadins, soumis à de sévères privations alimentaires. De quoi parlons-nous ? Des potagers urbains. Tolérés, voire encouragés par les autorités locales, ils sont aujourd’hui à la mode. Ce qui ne les empêche pas, quelquefois, de devoir céder le terrain, au sens propre, face au réalisme immobilier. L’histoire du potager Louis Ernotte, à Ixelles, est plutôt emblématique. Vinz Otesanek a enquêté pour nous.

À Bruxelles, il existerait plus de 320 potagers collectifs. Du moins, si l’on suit le recensement opéré par Mathieu Simonson, auteur d’une carte interactive des potagers de Bruxelles. Cela peut paraître beaucoup, mais la plupart sont plutôt modestes. Leur nombre serait même en augmentation, bien que leur situation reste précaire. Depuis 2011, 42 auraient été détruits, en grande majorité parce qu’ils sont généralement situés sur des friches constructibles. Et 21 sont encore menacés de disparition. Comme le dernier potager de Boendael.

Boendael, c’est un ancien hameau, le plus au sud de la commune d’Ixelles, à un petit kilomètre de l’Université et à 500 m. de l’avenue Franklin Roosevelt et du Bois de la Cambre. C’est le dernier territoire de la commune à avoir été urbanisé. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, il n’y avait ici que des champs, et une place villageoise, dont on trouve quelques traces sur la place dite du Vieux-Tilleul : une ancienne auberge, la chapelle, désacralisée et devenue lieu de concert et d’exposition, la relique d’une ancienne ferme, devenue cabaret (où Barbara fit ses débuts), puis club de tennis, le tilleul séculaire sous lequel une fontaine rappelle un vieux puits bourguignon, où l’empereur Charles-Quint en personne serait venu s’abreuver… Le tout, coincé entre une barre d’immeubles d’appartement, deux grandes surfaces et une école plutôt ancienne.

En remontant d’à peine 500 m la chaussée de Boitsfort, on croise la ligne de chemin de fer 26, qui dessert la banlieue de Bruxelles. C’est le long de cette ligne ferroviaire, de part et d’autre de la chaussée de Boitsfort, que se situent les potagers. Les voies de chemin de fer, avec leurs talus verdurisés et leurs zones de retrait, sont des zones propices où bien des potagers ses sont installés. 1 Celui de Boendael occupait une friche relativement étendue (3,5 ha), un terrain jamais construit, mais cultivé depuis des dizaines d’années. Ou plutôt : occupait. Car en 2009, les parcelles situées au sud de la chaussée, le long de la halte ferroviaire, sont détruites. Pas en une nuit, mais presque. Enquête publique, attribution du marché, tout s’est pour une fois enchaîné très vite, prenant les riverains de court.

Les potagistes des parcelles nord assistent médusés à la disparition des parcelles sud qui, au fil du temps, avaient formé une sorte de sous-bois assez dense où venaient se lover des petits terrains cultivés. Ils vont bien vite sortir de leur torpeur, car ils comprennent qu’une fois le lotissement terminé (320 logements sociaux), ce sont leurs carottes qui vont passer à la casserole… Un des premiers à réagir n’habite pas le quartier, ni même en Belgique. Mais il a passé son enfance à Boendael, et a joué dans les friches. C’est le photographe Philippe Graton (fils de Jean Graton, créateur de la bande dessinée « Michel Vaillant », pour laquelle il a écrit des scénarios). Il accroche trente photos grand format en noir et blanc au grillage du chantier. L’ambiance des images est en total contraste avec le béton qui va bientôt émerger : des potagers, des cabanons un peu bordéliques, des salades et des haricots… Cet accrochage « sauvage » n’était pas censé durer. Finalement, les ouvriers du chantier les ont laissées sur place un certain temps, avant de laisser ceux qui le désiraient les emporter, souvent d’anciens colons qui tenaient à conserver un souvenir de leur cabanon.

To be Ernotte to be

Les premières mobilisations commencent en 2009. Des usagers des potagers qui, jusqu’alors, le plus souvent, se croisaient et se saluaient de loin, se parlent, s’invitent mutuellement, discutent de l’avenir de « leur » jardin. Des liens se créent, ou se recréent, ou se renforcent. « On a construit, seulement avec des matériaux de récupération, une petite plaine de jeux pour les enfants, et des bancs pour les personnes âgées », dit l’un des colons, qui vient depuis douze ans cultiver des haricots et de la livèche (céleri perpétuel). Stefano, Ulrike, Céline, Saïd… Les noms sur les portails, peints à la main sur des planchettes de bois, forment un répertoire plutôt cosmopolite. « Quand quelqu’un s’en va, ou devient trop âgé pour continuer à cultiver son lopin, la parcelle est généralement très vite réattribuée ». Bien sûr, d’un point de vue légal, il s’agit d’occupation « sauvage ». La commune n’octroie plus de concession depuis belle lurette, les potagistes ne paient donc rien.

Vers 2010, des jeunes potagistes ont créé une parcelle commune, où le jardinage se fait collectivement. « La collaboration y est encore plus étroite », dit l’un des initiateurs, « entre les riverains, dont beaucoup habitent les logements sociaux voisins, et des cultivateurs amateurs venus parfois d’un peu plus loin. » Avec les brocantes à la belle saison, les potagers ont ceci d’extraordinaire qu’ils sont un des trop rares lieux de rencontres entre générations et population d’horizons sociaux et culturels différents. Des cadres y rencontrent des ouvriers à la retraite, des expats de la Communauté européenne échangent des recettes avec des Bruxellois issus de la communauté maghrébine. Boendael, quartier plutôt chic mais où subsiste de significatives poches de populations plus modestes, n’échappe pas à cette diversité.

Là où l’Administration ne voit qu’une friche, c.-à-d. des espaces vides, inutiles, où il ne se passe rien, ou pas grand-chose, une activité vite reléguée au rang de passe-temps, c’est en réalité toute une vie qui y foisonne. Un SDF y a trouvé refuge dans une cabane, qu’il rafistolé avec ce qu’il a trouvé à gauche et à droite. Il a depuis pu se reloger ailleurs de manière plus convenable. Des chats errants, qu’une dame vient nourrir chaque jour, ont eux aussi trouvé refuge dans les potagers. Il y en a presque toujours dans ce genre d’endroits, bien que leur nombre soit en diminution grâce à la politique volontariste des communes, qui subventionnent les stérilisations. D’autres hôtes hantent également les lieux, les corneilles et les renards. Ces derniers ont massivement envahi la ville, y pénétrant le plus souvent par les talus de chemins de fer. Un des colons retrouva un matin ses poules égorgées. Pas découragé, il construisit un poulailler ad hoc, que les prédateurs roux ne peuvent pas investir, et y réinstalla de nouvelles poules – mais pas de coq, leur détention étant désormais interdite sur le territoire de la Région bruxelloise.

Enfin, un cheval, Fatal, bénéficie d’un enclos spacieux, entre deux des maisons abandonnées de la rue Louis Ernotte. « Je n’ai pas d’autre espace pour mon animal », viendra-t-il protester son propriétaire au Conseil communal, « et je ne compte pas m’en séparer ». Curieuse allure, cette rue Louis Ernotte. Des immeubles sociaux aux deux extrémités, et une fermette abandonnée. Des villas modernes et coquettes au milieu. Et en bordure des potagers, des villas de style cottage d’il y a un siècle, à l’abandon et en ruines. Les parcelles de ces villas et de leurs jardins ont été expropriées, d’abord au profit de la SNCB, puis de la Commune d’Ixelles. Qu’on ne peut bien sûr pas soupçonner d’un projet spéculatif… La question du classement éventuel d’au moins l’une de ces villas (dite « villa Mathine ») s’est posée. Sans suite jusqu’ici. Le nom de la rue réfère à un philanthrope du XIXe siècle, qui a présidé la Commission des Hospices civils, ancêtres des CPAS.

Un bon plan ?

La Région bruxelloise, à l’étroit dans ses limites territoriales, est face à un défi. Le boom démographique pourrait amener quelques 140.000 nouveaux habitants rien que dans les prochaines années, selon certaines études. Du coup, la Région ouvre certaines zones au logement, par exemple des terrains du Port de Bruxelles en reconversion post-industrielle, ouvrant ainsi la porte à la spéculation immobilière. Et s’attaque, de manière générale, aux « friches », industrielles ou pas, certaines étant devenues (ou restées) de véritables morceaux de nature. Car les urbanistes en appellent à une densification du logement à Bruxelles. En 2004, l’ex-secrétaire d’État Françoise Dupuis (PS) lance un « Plan Logement », qui prévoyait la construction de 5.000 logements dont 3.500 sociaux en cinq ans. (Quinze ans plus tard, on n’en est même pas à la moitié…) Le Plan sera responsable de la disparition de quelques friches, mais suscitera aussi de vives oppositions, comme sur le site dit des Dames blanches à Woluwé. Les potagers de Boendael étaient le seul lieu répertorié par le Plan à Ixelles.

La critique de la densification des quartiers sera l’argument le plus mis en avant lors des concertations qui ont précédées la destruction des potagers sud. Les riverains des rues plutôt chics situées entre la halte de Boendael et l’avenue Franklin Roosevelt voyaient avec crainte se rapprocher les logements sociaux, déjà fort présents, dans le quartier, avec la cité du Dries. Ils mettaient notamment en avant les problèmes de délinquance. « Il y a bien eu de la délinquance au Dries », affirme un riverain qui a toujours habité le quartier, « mais c’était surtout dans les années 70 et 80… » Car derrière la « densification », il faut souvent entendre la crainte d’afflux de populations pauvres.

Il en ira tout autrement du combat pour les potagers nord. Car là, c’est un projet privé de logements plus haut de gamme. Les choses sérieuses commencent début 2011, alors que les premiers locataires s’installent sur le site Akarova, bâti sur le potager sud, détruit. La commune lance une enquête publique et une concertation pour un nouveau PPAS (Plan particulier d’Affectation du Sol). En juin, les potagistes demandent à être entendus par la commission de concertation, qui rendra un avis favorable. En novembre, ils se rendent à la séance publique du Conseil communal pour faire savoir leur protestation. L’échevin de l’urbanisme boitsfortois, l’Ecolo Tristan Roberti, s’y invite aussi, qui soulèvera un argument « technique ». Dans l’excitation du moment, ce point de procédure passera un peu inaperçu, or il se révélera déterminant, les arguments formels l’emportant souvent sur le fonds, dans ce genre de dossier. « Malgré l’impact massif et évident sur l’environnement, la Commune d’Ixelles a jugé qu’il ne fallait pas établir de Rapport sur les Incidences environnementale. » Or il en faut bien un.

En janvier 2013, les potagistes rencontrent Christos Doulkeridis, qui est alors secrétaire d’Etat régional au logement, et dans l’opposition au Conseil communal ixellois. Il leur apporte son soutien. Au sein des potagistes, les informations circulent et le militantisme devient contagieux. « Si la Commune réalise un PPAS », avance l’un d’eux, ancien ouvrier, pourtant peu habitué à négocier avec les autorités, « c’est pour pouvoir vendre le terrain. Car Ixelles n’a pas les moyens de construire elle-même un lotissement d’une telle ampleur. » La vente se révèlerait en effet une opération immobilière autrement plus juteuse pour les caisses communales. Quinze à vingt millions d’euros sont espérés.

Jardins suspendus

Le combat des potagistes de Boendael suscite la sympathie dans toute la Région bruxelloise. Une photographe réalise un reportage sélectionné pour une expo sur l’urbanisme participatif au Civa. Pascal Haass, un cinéaste habitant le quartier, réalise un documentaire sur la mobilisation, qu’il intitule tout naturellement « Les potagistes ». Le film sort à l’automne 2013. Les potagistes organisent des soupes collectives, des visites des lieux, rencontrent d’autres acteurs de luttes urbaines 2, reçoivent le soutien d’association environnementales. Même les cyclistes de la « Masse critique » décident de faire un crochet par Boendael, pour apporter leur soutien.

Ils ne s’arrêtent pas là. Après le lancement d’une pétition et la rédaction d’une lettre de contestation, puis de sites internet, ils se lancent dans l’élaboration d’un véritable contre-projet. Celui-ci prévoit bien des logements, mais plus petits et limités aux pourtours du site. « On a imaginé », soutient l’une des conceptrices, « outre la préservation des potagers, un projet de ferme pédagogique, un autre d’espace de rencontre intergénérationnel… Les idées ne manquent pas. » Mais la Commune n’en tiendra nullement compte. Impressionnée par la mobilisation, la majorité MR avait d’abord semblé reculer. Mais elle ne lâche pas l’affaire. Les potagistes de Boendael non plus.

Comme toujours, le nerf de la guerre, c’est l’argent. Les potagistes organisent une tirelire, pour collecter des fonds. Car ils sont décidés à se lancer dans une bataille décisive : ils attaquent le PPAS au Conseil d’Etat. La seconde mouture de ce Plan avait été adoptée par la majorité MR en janvier 2016. Comme d’habitude dans de telles opérations juridiques, les potagistes vont devoir patienter un peu. Mais ils ne seront pas déçus. En mai 2018, le Conseil d’Etat casse le PPAS qui devait encadrer l’urbanisation spéculative du site Ernotte à Boendael, en l’absence de rapport sur les incidences environnementales.

Et dix mois plus tard, ce sera le coup de grâce, pour le projet immobilier de l’ancienne majorité libérale. Car entretemps, les élections communales ont changé la donne. Le potager de Boendael a été un argument de campagne. Dans un communiqué, publié deux jours avant le printemps 2019, la nouvelle majorité Ecolo-Groen-PS-Sp.a, emmenée par Christos Doulkeridis, annonce qu’elle a tranché : le collège ixellois a décidé d’abandonner le projet de lotissement des potagers Boendael-Ernotte initié lors de la précédente législature. La volonté du nouveau collège communal est « de préserver cet espace de nature exceptionnel. Une nouvelle vision du développement de ce site sera imaginée en repartant d’une page blanche. La préservation des espaces verts présents sur le site constituera la base de ce projet qui sera co-construit avec les habitants dans un esprit de transition écologique. »

« C’était un petit jardin qui sentait bon le métropolitain »

Le jardin métropolitain chanté par Jacques Dutronc a une longue histoire. Sur le temps long, on constate un progressif éloignement des zones de culture des villes, qui s’accélère considérablement avec la mobilisation industrielle au XIXe siècle. Le potager de Boendael s’inscrit dans cette histoire : si l’activité y a faiblit à partir des années 50, elle n’y a jamais cessé. Jusqu’à la Seconde Guerre, on y cultivait d’importantes quantités de choux, vendus sur les marchés bruxellois 3. Les potagistes vont se servir de cet argument de « continuité historique » : Boendael n’est pas une nouvelle plaine de jeux pour bobos en mal d’herborisation, c’est un authentique jardin ouvrier survivant. « Dans les années 30, on prévoyait systématiquement des espaces potagers lorsqu’on construisait des logements sociaux. Ici, on en a construit des centaines de nouveaux, sans créer une seule parcelle potagère. » Les potagistes de Boendael ne font rien d’autres que ce qui se fait de plus en plus dans d’autres villes – et même à Bruxelles. En s’ouvrant aussi aux nouvelles pratiques d’agriculture urbaine, et en se diversifiant. « Des spécialistes de l’environnement nous ont dit qu’on avait ici des espèces d’abeilles très intéressantes. Il n’en fallait pas plus pour qu’on installe des ruches. ». Le fruit des récoltes a été vendu aux proches et dans le quartier.

En plus des survivances et des abandons, on constate depuis le tournant du millénaire des résurgences dont le nombre va croissant, portées par des revendications sociales et environnementales. À Bruxelles, citons les cas bien connu de la Ferme Maximilien, de Nos Pilifs à Neder-over-Hembeek, de l’asbl Début des Haricots… En 2017, le Delhaize de Boendael, situé à cinq cents mètres des potagers Louis Ernotte, se lance dans l’aventure d’un jardin maraîcher sur son toit, imitant ainsi celui de la Bibliothèque royale Albertine (2012) et bien d’autres expériences du même type. « Autant le faire tout de suite par choix que plus tard, poussé par la nécessité », soutient une militante de la première heure. La nécessité qu’a dû affronter certains habitants des États-Unis, où l’on s’est finalement rendu compte que l’étalement urbain n’était pas soutenable. Les urbanistes y réfléchissent sérieusement comment faire « rétrécir » les villes. Certains n’ont pas attendu et cultivent des plantes là où ne poussait que du béton. À Detroit, ville fantôme et sinistrée par le déclin de l’automobile, des habitants tentent une reconversion dans l’urban farming, où la culture des lopins s’étend aux friches industrielles et immobilières 4.

L’espace paysager exceptionnel du potager Ernotte-Boendael est pour l’instant préservé, mais toujours en sursis. « Dans vingt ans », espère une potagiste, en écho au sentiment général qui règne dans les cabanons, « peut-être dira-t-on dans le quartier : ‘quand on pense qu’on a failli détruire ce patrimoine, ils étaient vraiment inconscients à cette époque !’ ».

Notes:

  1.  Les « potagers du bord des rails » sont presque aussi anciens que le chemin de fer lui-même. Depuis 1945, la SNCB loue les terres qui bordent son infrastructure, souvent à des retraités. La construction du RER a anéanti bon nombre de ces parcelles. Des études de sol ont également révélé d’importantes pollutions. Cette pollution a été utilisée pour justifier la destruction de cette micro-activité maraîchère.
  2. Comme le plateau Avijl à Uccle ou le carré Tillens à Forest. Cf. « Plateau Avijl : un coeur de terre(s) », in Bruxelles en mouvement (Inter-Environnement Bruxelles), n°298, janvier-février 2019.
  3. cf. Gaia Scienza, n°6, 21 septembre 2012, dossier sur « Les potagers d’Ixelles ».
  4. Libération, 9 juin 2009. Voir aussi le reportage de Judith Perrignon, « Les jardins de Detroit », in « XXI », n°12, automne 2010.
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Vinz Otesanek

Né à l'aube des années septante, dans une maternité art deco devenue plus tard un centre pour toxicomanes. Forte assuétude aux arbres, aux ruines et à la musique expérimentale. Souffre aussi de cinéphilie et parfois un peu du dos. A joué au football, s'est arrêté avant que ça devienne malsain. A étudié la philologie romane et la philosophie, ce qui n'a rien arrangé. A été militant associatif, chômeur, barman, bibliothécaire, traducteur, sous-titreur, administrateur d'asbl, animateur, sans biffer les mentions inutiles. Écrit pour D'une Certaine Gaieté depuis 2003, explorant le territoire de proche en proche, sur deux roues. N'a jamais eu de voiture, comme plus de 40% des Bruxellois. N'a pas non plus de smartphone.

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