L’Avide Centenaire, c’est quoi ?

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D’Une Certaine Gaieté ASBL sera présente tout le long du festival l’Avide Centenaire, avec sa caravane du Road Art. Une belle acrobatie sera de présenter et de mettre à disposition des festivaliers sa PirateBox afin de créer un espace anonyme de libre échange : une bulle hors de tout chemin battu qui permet des échanges de photos, musiques, vidéos, etc. Un voyage en Wallifornie qui ouvrira les Nuits du Paradoxe consacrées à cette région trop souvent méconnue !

2011 Avide Centenaire © Maïlis Snoeck (43)

 

Festival d’art de rue, aventure légendaire, projet citoyen, la quatrième édition du festival l’Avide Centenaire rejoint cette année encore ses pénates dans l’école Victor Heuskin à Chênée.

Ces 5, 6 et 7 septembre, ambiance poétique, douceur légendaire, fête familiale : trois jours durant lesquels les jongleurs les plus brillants côtoient les marionnettes les plus déjantées, de discrets musiciens nous surprennent au détour d’un chapiteau ou d’un mystérieux dôme géodésique …

Les samedi et dimanche, à 14h01, s’ouvriront avec la Visite Spectaculaire, créée pour l’occasion en résidence. Des experts vous y expliqueront la légende chénééenne !

Rencontre avec Manon Vadjaraganian, des Studios du Horla, pour répondre à cette simple question : L’Avide Centenaire, c’est quoi ?

 

1. C’est un projet bénévole

Les 60 artistes comme les 20 à 30 organisateurs le font totalement bénévolement. C’est très important pour comprendre l’esprit. On pourrait dire que c’est presque un festival autogéré. L’équipe qui l’organise est plus vaste que l’équipe des Studios du Horla, s’étant élargie au fur et à mesure des éditions grâce aux personnes qui ont répondu à l’appel.

Pour les participants, l’Avide Centenaire est un bon terrain de jeux pour s’exprimer, mettre sur pied des trucs qu’ils ont envie de faire. Outre la création, il y a beaucoup de domaines dans lesquels s’investir : gestion des bénévoles, accueil du public, scénographie, programmation, infrastructure, logistique, …

Nous essayons ensemble que chacun soit conscient de ce qu’il se passe dans chaque pôle, que rien ne soit cloisonné. L’organisation dure toute l’année et nous nous réunissons tous ensemble tous les mois afin que tout le monde se sente impliqué, conscient de sa place et de la pierre qu’il apporte à l’édifice.

Tout le monde n’étant pas habitué, il y a aussi beaucoup de transmission de savoirs et d’expériences.

2. C’est une résidence de création artistique

La résidence, ce sont 60 personnes qui bossent ensemble dans un espace réduit pendant une semaine ! C’est très important qu’il y ait cette résidence. Tout est mis en place pour n’avoir qu’à créer. Non seulement les artistes sont libérés des contraintes matérielles (même si ça reste en mode camping, bien sûr), mais en plus ils sont soutenus au niveau de la scénographie comme de la logistique : nous leur trouvons au fur et à mesure ce dont ils ont besoin pour faire avancer leur spectacle. Bref, pas le choix ! Tu commences tôt, le matos est sur place et tu fais !

Un autre avantage est la rencontre de personnes et de disciplines n’ayant pas l’habitude de travailler ensemble. On tombe donc dans du gros multidisciplinaire par la rencontre.

C’est aussi un des intérêts de l’art de rue : le dépassement des clivages traditionnels des arts et du spectacle, le décloisonnement des cadres. Les rencontres peuvent par exemple aboutir à un spectacle débutant par un long monologue tragique qui se poursuivra tant avec des marionnettes qu’avec des musiciens, jongleurs, le tout mêlé à de la vidéo.

L’art de rue, c’est vraiment  un secteur où tu as beaucoup de libertés, bien plus que dans d’autres où tu dois correspondre à une case en passant par des codes précis.

2012 Avide Centenaire © Maïlis Snoeck (110)

 

3. C’est un ancrage dans la communauté locale

Par la légende et par le fait que ça se passe dans une école.

Nous sommes dans le folklore contemporain avec des compagnies professionnelles qui sont sincèrement touchées par le socle humain encré dans le territoire du projet. Les artistes ne débarquent pas sur un terrain anonyme pour y donner leur spectacle et repartir. Si le spectacle est créé sur place sur le thème de la légende, ce n’est pas anodin.

Pendant toute la résidence, un public permanent d’enfants est sur place pour surveiller l’évolution. C’est un public sincère. Et c’est à double tranchant !

 

4. C’est le petit frère de l’Avide Jardin

La Grande Cérémonie d’ouverture du vendredi soir est placée sous le signe du jumelage, avec la présence joyeuse des ambassadeurs alsaciens de l’Avide Jardin, festival d’art de rue de Muttersholtz, en Alsace.

Nous espérons bien cette année avoir une cérémonie de jumelage digne de ce nom. Nous avons d’ailleurs invité Willy le Maïeur. En espérant qu’il viendra !

 

Propos recueillis par Grégory Robert

 

Informations pratiques :

http://www.lavidecentenaire.be/

7€ avec la Visite-Spectacle, 5€ dès 16h après la Visite-Spectacle, 5€ le vendredi soir, 1,25€ pour les personnes bénéficiant de l’Article 27.

Pass 3 jours : 14€.

Réservations Visite-Spectacle : 04/365 11 16

info@cheneeculture.be

Rue André Renard, n°40

4032 Chênée

 

Pour en savoir plus sur les Studios du Horla : ici.

 

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Bourlingueuse du dimanche, exploratrice du quotidien, Wallifornienne à Paris.

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