Des dias, du sonore, c’est le diaposonore !

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Mixer des images et du son, quoi de moins innovants me direz-vous ? Eh bien, détrompez-vous ! Cela n’est pas si évident pour la Belgique qui traîne encore à développer ce format multimédia qu’on appelle dans le jargon le « diaposonore ».

La particularité du diaposonore tient dans le montage de photographies et de sons. La vidéo peut y faire quelques incursions mais n’est jamais omniprésente. Ajoutons que c’est un format court qui peut durer jusqu’à une dizaine de minutes (généralement moins) et qui s’inscrit dans la catégorie des POM (Petites Oeuvres Multimédias).

On considère le photographe français Robert Thuillier (1910-2004) comme l’inventeur du diaporama en 1950. Débarque ensuite Claude Madier, président du photo club de Vichy, qui organise le premier festival de montage sonore en 1959. Il est l’auteur de Diaporamas et montages audiovisuels (éd. Paul Montel, 1979) et avant ça de Projections sonorisées – Diaporama (éd. Paul Montel, 1968). En vous rendant chez votre ami Google, vous vous rendrez compte qu’il n’est pas évident de trouver des informations sur l’origine du diaporama ! Sauf à tomber sur des sites assez confidentiels comme celui de l’Atelier Interclub Diaporama.
Du coup, pour en savoir plus, voici ce que raconte l’équipe de Diapéro, un collectif français qui organise des événements autour du diaposonore :

Grâce à l’arrivée du projecteur de diapositives Kodak “Carousel”, en 1962, le format connaît un succès croissant auprès des photographes amateurs. La projection nécessite l’installation d’un ou plusieurs écrans ainsi que d’enceintes acoustiques.
Le spectateur, immergé dans le noir pendant une douzaine de minutes (c’est la durée maximum fixée dans les concours de diaporamas), découvre ces compositions, qui empruntent autant au réalisme qu’à l’imagination de leur auteur.
Si la grammaire du diaporama est simple — des images, du son, et un effet de fondu enchaîné — l’exercice est exigeant car il impose une sélection et une réflexion sur la narration.

Pour lire la suite, c’est par ici.

L’évolution de la photographie, du montage sonore et, bien évidemment, le développement des plateformes de diffusion sur internet, contribuent à l’émergence de ce nouveau format de narration multimédia. Produit de façon indépendante, comme une œuvre complète, ou comme partie d’une production plus large, le diaposonore permet des subtilités que la vidéo ne permet pas toujours.

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Rares sont les médias qui proposent des diaposonores sur leur site. Ce format semble pourtant parfaitement adapté au web qui, trop souvent encore, se résume à un enchaînement de textes et de quelques photos sur une page… L’équipe de l’entonnoir en a bien conscience et espère rapidement développer ce format ! C’est ça, aussi, l’avantage d’être un laboratoire !

Quelques exemples :

 

 

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Bourlingueuse du dimanche, exploratrice du quotidien, Wallifornienne à Paris.

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