Journal sonore de slam de bord – #1: la bagarre

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Bien le bon jour et la bienvenue dans mon premier slam de bord du journal sonore ! Je m’y présente, j’y raconte ma peur de la violence faite aux trans, et j’y commets une fausse faute de français… Quand je dis que je voudrais « excuser les bruits environnants », je ne m’excuse pas moi à cause d’eux, non non. Je leur pardonne à l’avance de nous déranger dans cet échange. Car c’est un échange ! Laissez vos commentaires. Entamons la discussion, lancez le débat, des futurs sujets d’écriture pour moi, des thèmes et des je-t’aime sous forme de perches, de fleurs ou même d’anathèmes.

 

 

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Camille Pier

Camille Pier est auteur, compositeur et interprète (chanson, poésie, sketch). Sa carrière artistique a commencé dans l'effeuillage burlesque et a continué dans le slam et le stand-up, pour aujourd'hui mêler le tout dans des spectacles de cabaret poético-musicaux. Il se produit sous le nom de Nestor (en tant que Drag King), et sous le nom de Josie (en tant que Drag Queen).

Il y a 3 commentaires

  1. Salaün

    Merci Camille et au plaisir de te revoir en ces temps sombres j’aime quand l’arc en ciel darde des flèches de Cupidon.
    Petit partage en attendant :

    Une journée hantée par l’été

    Turlututu chapeau pointu, « les temps ont changé » disais tu ?

    T’en souviens tu, c’était l’été ?
    Tu tapinais en catimini, testant l’attente.
    Qu’attendais tu ?
    Ta tête était trop tristounette, trop tarabiscotée peut être…
    Tes pattes un petit peu tordues-trop longtemps restées au bitume te torturaient.
    Pauvre tata tu t’entêtais !
    T’étais pas top et tout trempé par la tempête qui t’embêtait.
    Tes tifs tombaient tout feutrés
    Tu titubais
    « Mais quand t’arrêteras tu ?» t’as crié un titi qui testait son auto.
    Toi t’as rien rétorqué. Tu t’es tue.
    Ton attitude a été –peut être- mal interprétée.
    Tout à coup l’attentat.
    L’insulte tel un coup fouetté :
    « Tapette tire toi pauvre toquée !»
    T’as pas moufté, mais tu t’es pas tiré :
    t’as pas pu.
    Ils étaient trois ils t’ont battu.
    Tartinée ta tête au bitume pentu.
    T’en souviens tu c’était l’été ?
    Et tu t’en souviendrais peut être si t’avais pu relever la tête,
    Mais t’as pas pu.
    Par trop de terreur, tout honteux, tu t’es tapé tous tes cachets, ton temesta, tes trucs pour tout…et t’es parti…

    Moi j’m’en souviens mon Tipiti, c’était l’été,
    Je reste par ce jour hanté.

    Turlutu chapeau pointu, les jours ont changés disais tu.

    7 septembre septante huit (année NON bissextile…)

    Ann-Cairn (Granville)

  2. Camille

    Hellow à vous deux !

    Merci pour vos messages : )

    Et merci Salaün/Ann-Cairn de Granville pour ce texte ! Une histoire aussi terrible dans une langue aussi jouette… Merci car il faut continuer de se raconter, soi et les uns les unes.

    Gardons l’humour et l’amour !

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